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D ?sint ?gration des souverainet ?s nationales

Pourquoi tous ces coups d’Etat en Afrique ?

mercredi 7 janvier 2004, par FRANKLIN TAVARES*Pierre

L’Afrique subit avec une acuit ? particuli ?re les d ?stabilisations politiques et sociales dues ? la mondialisation. En effet, d ?j ? fragiles, les jeunes Etats ind ?pendants ont h ?rit ? d’une souverainet ? chancelante que la domination des multinationales et la dislocation des soci ?t ?s sous l’effet des politiques d’ajustement structurel ont achev ? de r ?duire ? n ?ant. Ainsi, la puissance publique devient une fiction dont on cherche ? tirer profit et le coup d’Etat un mode naturel de conqu ?te du pouvoir.

Coups d’Etat en Guin ?e-Bissau (septembre 2003) et ? Sao-Tom ?- et-Principe (juillet 2003), tentatives de putsch au Burkina Faso et en Mauritanie (octobre 2003), renversement de M. Charles Taylor par une r ?bellion au Liberia (ao ?t 2003), remous politiques au S ?n ?gal (ann ?e 2003), d ?stabilisation de la C ?te d’Ivoire (depuis septembre 2002)... l’Afrique de l’Ouest semble s’ ?tre durablement install ?e dans la crise politique. Et si certains pays y ?chappent, parmi lesquels le Cap-Vert, le Ghana et le Mali, pour combien de temps seront-ils ? l’abri des secousses ? Au total, l’Afrique de l’Ouest se trouve au bord de l’effondrement g ?n ?ral.

Les crises actuelles apparaissent d’une tout autre nature que celles qui affectaient les Etats africains dans les ann ?es qui ont suivi les ind ?pendances. Aux luttes id ?ologiques de la guerre froide ont succ ?d ? une double d ?stabilisation en raison de l’insertion ? marche forc ?e dans la mondialisation ?conomique, d’une part, et, d’autre part, de la d ?mocratisation improvis ?e d’Etats sans moyens. Ces deux ph ?nom ?nes ont abouti ? d ?l ?gitimer les constructions nationales naissantes et ? rendre purement fictive la souverainet ? de ces pays.

Par une ? ironie tragique ?, plusieurs ph ?nom ?nes de nature tr ?s diff ?rente ont conjugu ? leurs effets d ?stabilisateurs : la fin de l’affrontement Est-Ouest, qui structurait la g ?opolitique africaine ; l’improvisation par les bailleurs de fonds d’une injonction d ?mocratique mal ma ?tris ?e (relay ?e par le discours de Fran ?ois Mitterrand ? La Baule en 1990) (1) ; le nouveau cadre macro ?conomique ultralib ?ral - privatisations sauvages, programmes d’ajustement structurel incoh ?rents et drastiques, plans sociaux d ?guis ?s, exploitation ?hont ?e de la main-d’ ?uvre, prix d ?risoires des mati ?res premi ?res et fraudes, mesures commerciales d ?savantageuses, etc. (2) ; les interventions sauvages des multinationales occidentales et de puissantes banques orientales ; l’explosion de la dette ; les vis ?es de certains Etats africains (interventions au Tchad et activisme ? panafricaniste ? de la Libye, par exemple) (3) ; la d ?concertante absence de culture g ?n ?rale de nombreux dirigeants politiques du continent noir avec son corollaire, le manque de vision (y compris ? court terme) ; la corruption des petits et des grands fonctionnaires ; le trafic d’armes ; etc. Autant de maux qui ont fini par faire s’effondrer un continent d ?j ? bien fragilis ?.

Tous les indicateurs macro ?conomiques, sociaux et sanitaires se sont d ?grad ?s depuis les ann ?es 1980, ?radiquant les classes moyennes et suscitant de profondes tensions sociales. L’Afrique de l’Ouest s’est appauvrie : tous les produits int ?rieurs bruts se sont d ?t ?rior ?s, la croissance promise par les bailleurs de fonds n’est pas au rendez-vous : elle est m ?me pass ?e de 3,5 % en moyenne en 1975 ? 2 % en 2000 (4). Le Programme des Nations unies pour le d ?veloppement (PNUD) fait ?tat d’une ? d ?gradation sans pr ?c ?dent ? des indicateurs de d ?veloppement humain (5).

Presque partout les salaires de la fonction publique sont vers ?s avec difficult ? : en Centrafrique, au printemps 2003, l’une des premi ?res mesures du gouvernement putschiste du g ?n ?ral Fran ?ois Boziz ? sera d’annoncer le paiement des traitements en retard. Le ch ?mage ne cesse de cro ?tre. Les pathologies (sida, maladies tropicales, etc.) se propagent et affectent gravement l’esp ?rance de vie des populations. Les r ?fugi ?s se d ?nombrent par milliers. Paup ?ris ?es, les arm ?es sont devenues une menace constante pour les r ?gimes de nombreux pays, comme le montrent le putsch en Centrafrique, la tentative de coup d’Etat au Burkina Faso et la r ?bellion de C ?te d’Ivoire (6).

De fait, ne se sont ? d ?mocratis ?s ? que les coups d’Etat et les guerres civiles entrem ?l ?es d’ ?tranges guerres ?trang ?res qui forment ? pr ?sent un ?cheveau dense et difficile ? d ?m ?ler. Ainsi, le Congo Kinshasa est ? la fois envahi par ses voisins et divis ? entre diff ?rentes factions politiques, elles-m ?mes soutenues par des puissances ?trang ?res (7). Tout se passe comme s’il n’y avait plus de ? vie ?thique ? en Afrique. Il est tr ?s r ?v ?lateur que la notion m ?me de ? bien public ? ait disparu des discours politiques et intellectuels.

En lieu et place de toute volont ? g ?n ?rale, il n’y a plus qu’un affrontement g ?n ?ralis ? de volont ?s singuli ?res, toutes focalis ?es sur les ethnies, ces leviers si faciles ? manipuler, comme le montrent la th ?matique de l’ ? ivoirit ? ? et la propagande des acteurs de la crise en C ?te d’Ivoire.

La n ?cessit ?, disent les philosophes, est l’ensemble des accidents. Ainsi, il existe une continuit ? politique et historique entre les guerres et les coups d’Etat depuis une quinzaine d’ann ?es. En r ?alit ?, de Monrovia ? Bissau, de Freetown ? Nouakchott, de Dakar ? Niamey, de la Casamance ? Abidjan, il ne s’agit que d’un seul et m ?me vaste ph ?nom ?ne. En Afrique (notamment de l’Ouest), il n’y a plus d’Etats ind ?pendants au sens politique du terme. Les ind ?pendances dites formelles, c’est- ?-dire juridiques et textuelles acquises dans les ann ?es 1960, sont devenues abstraites. Aux yeux des citoyens, des dirigeants, des factions et des chefs militaires, la puissance ?tatique est devenue une fiction que l’on subit ou dont on cherche ? tirer profit.

D’une part, l’existence et le fonctionnement de chaque Etat d’Afrique de l’Ouest sont directement d ?pendants des calculs des Etats voisins : r ?percussion r ?gionale de l’instabilit ? de la C ?te d’Ivoire, notamment pour les pays enclav ?s (Mali, Burkina...), migrations massives de travailleurs (Burkinab ?s en C ?te d’Ivoire, par exemple), ing ?rences politiques (de la Guin ?e-Bissau dans la crise en Casamance, du Tchad dans la crise centrafricaine)...

D’autre part, le droit public interne - la Constitution - est d ?sormais d ?termin ? par le droit public international, c’est- ?-dire par la qualit ? de la relation avec les autres Etats. Or, si celle-ci peut contribuer ? un r ?glement de paix positif (par exemple au Congo-Kinshasa, o ? les Nations unies et l’Afrique du Sud ont parrain ? des accords) (8), elle est parfois jug ?e n ?gative et port ?e par l’hostilit ?.

La crise ivoirienne en est une illustration significative. En effet, la Constitution nationale (pr ?sidentielle) est contredite par les accords de Linas-Marcoussis du 24 janvier 2003 (qui organisent un partage du pouvoir avec les factions rebelles, au d ?triment de la pr ?sidence et au profit du gouvernement). Ces accords, aussi l ?gitimes et n ?cessaires soient-ils, marquent le point culminant du processus historique d’affaiblissement de l’institution pr ?sidentielle depuis 1990, et la fin du r ?gime de F ?lix Houphou ?t-Boigny.

Or, en C ?te d’Ivoire, l’institution pr ?sidentielle ne peut ?tre remplac ?e par une primature aux pleins pouvoirs, le pays n’ayant pas encore un r ?gime parlementaire comme en a, par exemple, le Cap-Vert. Pour les Ivoiriens, un droit public externe excellent vaut moins qu’un droit public interne d ?fectueux. Evidemment, ces contradictions expliquent sans les justifier les changements de position du pr ?sident Laurent Gbagbo (lire Poker menteur en C ?te d’Ivoire).

L’incurie des ?lites africaines ach ?ve par ailleurs de r ?duire ? n ?ant les souverainet ?s. Un d ?l ?gu ? au Dialogue national centrafricain, organis ? apr ?s le putsch du printemps 2003, a pu faire le raisonnement suivant : ? Tous les Centrafricains sont corruptibles et corrompus. Or l’Etat centrafricain doit faire rentrer ses recettes fiscales. Donc l’organisation et la gestion des r ?gies financi ?res de l’Etat doivent ?tre transf ?r ?es ? des expatri ?s fran ?ais ! ? Ainsi, l’un des instruments essentiels de la souverainet ? de l’Etat - les imp ?ts, et par cons ?quent le budget - passerait sous l’autorit ? directe du minist ?re fran ?ais de la coop ?ration. Ce syllogisme ne fait qu’illustrer, avec une grande na ?vet ?, l’ali ?nation, qui atteint ici son comble, de nombreux responsables politiques africains.

En une quinzaine d’ann ?es, les fronti ?res dessin ?es par la conf ?rence de Berlin (1885) et consacr ?es par les textes fondateurs de l’Organisation de l’unit ? africaine (OUA) sont toutes devenues poreuses et fictives. Elles sont de v ?ritables passoires pour tous les mouvements rebelles : en C ?te d’Ivoire, des milices et des mercenaires recrut ?s par les diff ?rents camps sont devenus quasi incontr ?lables et menacent de d ?rives mafieuses certaines parties du pays. Le m ?me ph ?nom ?ne peut ?tre observ ? au Liberia, o ? des anciens combattants de la guerre de Sierra Leone se sont reconvertis dans la lutte contre le pr ?sident Charles Taylor, d ?chu au mois d’ao ?t 2003.

La forte interd ?pendance des Etats africains d ?pend elle-m ?me, et pour beaucoup, des int ?r ?ts des multinationales. Ces derni ?res, qu’elles soient europ ?ennes ou orientales, ont soumis et dompt ? les appareils d’Etat. Elles ont de facto aboli les fronti ?res h ?rit ?es de la colonisation et ont profond ?ment modifi ? la nature des Etats du continent, en en faisant des annexes ou des bureaux de contr ?le.

Les conflits ? ethniques ? ne sont souvent que le paravent des calculs d’int ?r ?t effectu ?s par les pouvoirs en place ou des multinationales. Ces derniers instrumentent des conflits r ?gionaux ou locaux pour obtenir ou conserver des march ?s et des concessions. Le r ?le des industriels du bois dans la d ?composition du Liberia et du Congo-Kinshasa a ainsi ?t ? d ?nonc ? par des organisations non gouvernementales et un rapport des Nations unies (9). La presse ivoirienne ne manque jamais une occasion de rappeler que la crise du pays est n ?e lorsque le pr ?sident Gbagbo a annonc ? la ren ?gociation de certains march ?s publics (10).

Cette immixtion des multinationales - comme des r ?gles de la mondialisation ?conomique - dans la sph ?re publique africaine a provoqu ? un amalgame entre droit public et droit priv ?. En effet, la chose publique n’est pas g ?r ?e conform ?ment aux r ?gles universelles de l’administration publique, mais selon les r ?gles juridiques du droit priv ?. La plupart des chefs d’Etat africains ne se pensent pas comme des pr ?sidents de la R ?publique, garants de l’int ?r ?t g ?n ?ral, mais agissent plut ?t comme des pr ?sidents de conseil d’administration. La gestion du p ?trole, de l’or ou du diamant, la vente des produits agricoles et des ressources naturelles (minerais, bois) donnent lieu ? des comportements claniques, voire d’all ?geance f ?odale, de la signature des contrats d’exploitation des mati ?res premi ?res (commissions) jusqu’ ? la r ?partition des fortes valeurs ajout ?es d ?gag ?es lors des ventes sur le march ? mondial.

La gestion de la manne p ?troli ?re au Gabon et en Angola en est une parfaite illustration. Les privatisations ordonn ?es par les bailleurs de fonds ont donn ? lieu ? de v ?ritables bradages auxquels les Etats n’ont pas voulu, ou pas pu, r ?sister. Ainsi, le gouvernement s ?n ?galais n’en finit-il pas de ren ?gocier les conditions de la privatisation de la Compagnie nationale d’ ?lectricit ?. Les peuples sont ?videmment les grands perdants de ce partage du pouvoir au sommet. Dans un tel contexte, le coup d’Etat devient un mode normal de d ?volution de la puissance publique.

Une recolonisation civile

Depuis la fin de l’affrontement Est-Ouest, les multinationales agissent de plus en plus sans contrepoids politiques (11). Li ?es, ? l’origine, aux int ?r ?ts gouvernementaux, elles acqui ?rent une certaine autonomie. En Afrique, o ? les Etats sont faibles, elles ont litt ?ralement fait de la politique ?trang ?re en mettant ? profit le d ?sengagement rapide - dict ? par le refus d’ing ?rence dans les affaires int ?rieures - des pays europ ?ens. Le proc ?s des dirigeants de la soci ?t ? Elf a r ?v ?l ? les n ?gociations organis ?es par M. Lo ?k Le Floch-Prigent avec la r ?bellion angolaise (Union pour l’ind ?pendance totale de l’Angola - Unita) de Jonas Savimbi, tandis qu’il finan ?ait officiellement le pouvoir en place (Mouvement populaire de lib ?ration de l’Angola - MPLA) (12).

Au Forum social africain d’Addis- Abeba en f ?vrier 2003, un d ?l ?gu ? du Congo-Brazzaville a pu estimer ironiquement que deux l ?gitimit ?s s’affrontaient dans son pays : la ? l ?gitimit ? d ?mocratique ? et la ? l ?gitimit ? p ?troli ?re ?. La notion de recolonisation ? civile ? par le monde ?conomique international sied ? cette situation. Et elle souligne clairement l’impuissance de l’autorit ? publique en Afrique.

Sur ce continent, jamais il n’y a eu autant de ? batailles ?, de pathologies, de pillage de l’ ?conomie et du sous-sol. Les profits accumul ?s ces quinze derni ?res ann ?es sont consid ?rables, voire in ?gal ?s. La r ?duction de l’aide publique au d ?veloppement livre les Etats ? l’app ?tit des grandes firmes. De sorte que, dans bien des cas de d ?stabilisation des r ?gimes, les Etats europ ?ens se trouvent en complet d ?calage, voire d ?phas ?s ou d ?pass ?s, par rapport ? l’ ?volution des ?v ?nements. Et c’est donc toujours apr ?s coup qu’ils tentent de reprendre la main, notamment par l’exercice d’une m ?thode ?prouv ?e : la mise en place des r ?conciliations nationales.

Dans la phase interm ?diaire que traverse l’Afrique, la r ?solution (provisoire) des conflits n ?cessite encore l’intervention directe des Etats europ ?ens, dont les capitales ou les villes de banlieue - symbole significatif, r ?v ?lateur et illustratif - deviennent les lieux de r ?conciliation des classes politiques africaines consacrant, de fait, leur ali ?nation. Ainsi, les accords ivoiriens de Linas-Marcoussis, pr ?s de Paris. Si les agents priv ?s occidentaux et orientaux ? allument ? des batailles et fomentent des coups d’Etat, il revient aux Etats occidentaux de s’interposer entre les bellig ?rants. Il y a l ? une compl ?mentarit ? inadmissible dans une odieuse division du travail.

Au total, les Etats africains se trouvent de plus en plus fragilis ?s, - par le Fonds mon ?taire international (FMI), la Banque mondiale, d’un c ?t ?, et par les multinationales, de l’autre. C’est aussi cela, la ? Fran ?afrique ? ! L ?opold S ?dar Senghor souhaitait, lui, autre chose - une Eurafrique de partenaires ?gaux -, que la France n’a pas su entendre en son temps. La d ?stabilisation des Etats africains s’inscrit ainsi dans la logique d’un ordre mondial in ?galitaire, qui discr ?dite par lui-m ?me la chose publique.

Il faudrait donc rechercher les voies et moyens par lesquels les multinationales - comme les chefs d’Etat et de guerre - impliqu ?es dans des tentatives de d ?stabilisation pourraient ?tre traduites devant la Cour p ?nale internationale (CPI). Pour ce faire, il conviendrait de mettre en place un corps judiciaire international compos ? de juges africains rompus aux m ?canismes financiers et ?conomiques, et sp ?cialis ?s dans la tra ?abilit ? des mouvements de capitaux finan ?ant les coups d’Etat et les r ?bellions. Il faudrait aussi accro ?tre les contr ?les sur la d ?volution des march ?s publics africains.

Selon le mot de Hegel, ? l’histoire avance toujours par le mauvais c ?t ? ?. Pour la premi ?re fois sans doute appara ?t, ? travers les crises politiques actuelles, le besoin r ?el de b ?tir une nouvelle unit ? politique et ?conomique de l’Afrique. Celle-ci ne doit plus rev ?tir les vieux oripeaux de l’OUA et de l’Union africaine ou les formes anciennes d’union ?conomique telles la Communaut ? ?conomique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union ?conomique et mon ?taire ouest-africaine (Uemoa), ou encore le Nouveau partenariat ?conomique pour le d ?veloppement de l’Afrique (Nepad).

C’est l’ ?ventualit ? d’une unit ? r ?elle (et non plus chant ?e) du continent qui pourrait s’amorcer ? partir de la d ?faite historique des Etats africains. Et, dans ce d ?sastre continu depuis cinq si ?cles, les Africains n’ont pas la plus petite part de responsabilit ?.

P.-S.

(1) En 1990, lors du sommet France-Afrique de La Baule, le pr ?sident Fran ?ois Mitterand avait annonc ? : ? La France liera tout son effott de contribution aux effots qui seront accomplis pour aller vers plus de libert ?. ?

(2) Lire Sanou Mbaye, ? L’Afrique noire face aux pi ?ges du lib ?ralisme ?, Le Monde diplomatique, juillet 2002.

(3) Lire Bruno Callies de Salies, ? Spectaculaire retour de la Libye ?, Le Monde diplomatique, janvier 2001.

(4) Conf ?rence des Nations unies pour le commerce et le d ?veloppement, ? Les flux de capitaux et la croissance en Afrique ?, Gen ?ve, juillet 2000.

(5) Rapport sur le d ?veloppement humain, 2003.

(6) Lire Anatole Ayissi, ? Ordre politique et d ?sordre militaire en Afrique ?, Le Monde diplomatique, janvier 2003.

(7) Lire Colette Braeckman, Les Nouveaux Pr ?dateurs. Politique des puissances en Afrique centrale, Fayard, Paris, 2002.

(8) Lire Jean-Paul Ngoupand ?, L’Afrique sans la France, Albin Michel, Paris, 2003.

(9) Lire Alice Blondel, ? D ?rive criminelle de l’industrie du bois ?, Le Monde diplomatique, d ?cembre 2003.

(10) Lire Yves Ekoue Amaizo, ? Ce qui paralyse le pouvoir ivoirien ?, Le Monde diplomatique, janvier 2003.

(11) Lire Frederic F. Clairmont, ? Ces firmes g ?antes qui se jouent des Etats ?, Le Monde diplomatique, d ?cembre 1999.

(12) Lire Olivier Vall ?e, ? Elf, au service de l’Etat fran ?ais ?, Le Monde diplomatique, avril 2000.

Article paru dans Le Monde Diplomatique, ?dition de janvier 2004, pp.16-17.

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