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INDE - CHINE

La Chine et l’Inde s’efforcent de r?gler leurs diff?rends frontaliers

Tuesday 24 June 2003

Article paru dans Le Monde, ?dition du 24 juin 2003.

Malgr? des progr?s significatifs, des questions cruciales restent ? r?gler : New Delhi refuse de consid?rer le Tibet comme une r?gion chinoise, tandis que P?kin n’entend pas reconna?tre le Sikkim comme partie int?grante de l’Inde.

L’Inde et la Chine ont annonc?, mardi 24 juin, qu’elles nommeraient des repr?sentants sp?ciaux pour proposer une solution ? leurs diff?rends frontaliers. L’accord sign? lundi par le premier ministre indien, Atal Bihari Vajpayee, et son homologue chinois, Wen Jiabao, ?bauche un rapprochement entre les deux pays les plus peupl?s de la plan?te, qui entretiennent des relations tendues depuis la guerre frontali?re de 1962.

Les deux pays sont convenus d’"explorer le cadre du r?glement frontalier sous l’angle politique de la relation bilat?rale globale", dit une d?claration conjointe publi?e ? l’issue de discussions entre le premier ministre indien et des responsables chinois.

Les rencontres "ont confirm? le souhait de b?tir des relations d’amiti?, stables, durables et tourn?es vers l’avenir, partag?es au plus haut niveau dans les deux pays", a d?clar? M. Vajpayee au terme d’un entretien avec l’ex-pr?sident chinois, Jiang Zemin, qui dirige d?sormais la puissante Commission militaire centrale, c’est-?-dire les forces arm?es chinoises. Le ministre des affaires ?trang?res indien, Yashwant Sinha, a pr?cis? que l’Inde serait repr?sent?e aux discussions par son conseiller ? la s?curit? nationale, Brajesh Mishra, et la Chine par son vice-ministre des affaires ?trang?res, Dai Bingguo.

OUVERTURE D’UNE ZONE DE TRANSIT

Les deux pays sont aussi convenus d’ouvrir deux points de leur fronti?re au transit des ?changes commerciaux, l’un au Tibet et l’autre au Sikkim, petit Etat himalayen dont l’annexion par l’Inde, en 1975, n’a jamais ?t? reconnue par P?kin. Au lendemain de son arriv?e en Chine pour un voyage de six jours, M. Vajpayee, qui effectue dans ce pays la premi?re visite d’un chef de gouvernement indien depuis dix ans, a proclam? lundi que l’?poque de la suspicion mutuelle ?tait r?volue. Mardi, il a aussi rencontr? le pr?sident Hu Jintao et le vice-pr?sident Zeng Qinghong.

Mais les litiges ? r?gler restent ? l’?vidence ardus. Le China Daily s’est r?joui de l’entr?e des relations dans une nouvelle ?re apr?s la reconnaissance explicite par l’Inde du Tibet comme faisant partie de la Chine. M. Sinha a affirm? que la position de l’Inde n’avait pas chang?. "Ce que nous avons dit ? propos du Tibet ne diff?re pas de ce que nous avons dit dans le pass?, et je ne pense pas qu’il soit question pour le moment que le dala?-lama quitte l’Inde ou qu’il lui soit demand? de partir", a affirm? le chef de la diplomatie indienne. P?kin n’a gu?re appr?ci? la d?cision de l’Inde d’accorder l’asile au chef spirituel tib?tain apr?s l’?chec d’un soul?vement contre le r?gime chinois, en 1959. Le dala?-lama et son gouvernement en exil se sont install?s ? Dharamsala, dans le nord de l’Inde.

Des responsables indiens avaient laiss? entendre que l’ouverture de deux postes d’?changes frontaliers - Changgu au Sikkim et Renqinggan au Tibet - pourrait impliquer une reconnaissance par la Chine du contr?le exerc? par l’Inde sur le Sikkim. Mais le minist?re chinois des affaires ?trang?res a mis les choses au point en soulignant que ce diff?rend reste ? r?gler. "La question du Sikkim est une question qui perdure et ne peut ?tre r?gl?e en un jour. Nous esp?rons qu’elle pourra ?tre r?solue progressivement", a d?clar? le porte-parole du minist?re des affaires ?trang?res chinois, Kong Quan.

Apr?s P?kin, M. Vajpayee se rendra dans une ville du centre de la Chine, Luoyang, ainsi qu’? Shangha?, symbole du dynamisme ?conomique chinois.

P.S.

Avec Reuters

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